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Bordeaux: Le site d’essais pour hydroliennes doit encore patienter quelques mois

ENERGIES  Michael Bosredon pour 20 minutes Bordeaux

La mise en service de ce démonstrateur unique au monde est repoussée à 2015, mais les  premières entreprises intéressées pour tester leurs développeurs commencent à s’installer à Bordeaux...

 

 

Le programme Seeneoh est un projet unique au monde de tests d'hydroliennes fluviales en conditions réelles. Il verra le jour en 2015, à l'aval du pont de Pierre à Bordeaux.

Seeneoh, c’est quoi? Cela veut dire «site expérimental estuarien national pour l’essai et l’optimisation d’hydroliennes.» Lancé il y a quatre ans par le bureau d’ingénierie spécialisé dans les énergies marines renouvelables «Energie de la lune», installé à Bordeaux, ce projet a reçu le soutien des investissements d’avenir en 2012. Basé à l'aval du pont de Pierre à Bordeaux, il propose aux industriels français et étrangers de venir tester leur technologie pour une durée comprise entre six et dix-huit mois.

Quel est le calendrier? Le site devrait entrer en service en 2015. «Il nous est demandé une gestion plus régionale du projet, c’est pourquoi nous devons remanier la structure juridique et financière, ce qui devrait occasionner un retard de six mois par rapport à notre planning» explique Marc Lafosse, président d’Energie de la Lune.

Comment Seeneoh va-t-il fonctionner? Le site peut accueillir trois hydroliennes simultanément: certaines devraient êtres flottantes, d’autres immergées. Elles seront raccordées au réseau électrique de la ville. Un local de conversion électrique sera installé sur les berges du fleuve, à côté de la Maison éco-citoyenne.

Pourquoi Bordeaux a-t-elle été sélectionnée pour ce site d’essais? «D’abord en raison de la vitesse des courants à cet endroit, explique Marc Lafosse, les matières en suspension dans la Garonne permettront, elles, de tester l’abrasivité des matériaux. La distance au raccordement est aussi un atout car elle est très faible - il y aura trois câbles de 300 mètres subaquatiques – enfin, la proximité des infrastructures du Grand port maritime de Bordeaux, pour la mise à l’eau des machines comme pour leur maintenance, est aussi entrée en ligne de compte.»

Quelles sont les entreprises intéressées? Quatre sociétés sont déjà sur les rangs pour tester leur technologie. Hydrotube, basé à Bordeaux, avec son hydrolienne H3 et son flotteur construit par le CNB (groupe Bénéteau). Hydroquest, une société grenobloise, vient d’installer des bureaux à Bordeaux en vue de ces tests, et a ainsi rejoint le canadien Instream Energy System, présent depuis un an à Darwin. Une quatrième entreprise, Bertin Technologies (groupe Cnim) basée à Tarnos, souhaite y tester son système «UraBaïla.» Energie de la Lune indique et la région Aquitaine indiquent être en contact avec dix-sept entreprises à travers le monde, qui se relaieront sur le site bordelais jusqu’en 2021-2022.

Et après? Selon une étude de la région et du GIP (Groupement d’intérêt public) Littoral Aquitain, le potentiel de l’estuaire de la Gironde est de 100 MW soit… 2.500 hydroliennes. «Il s’agit d’un potentiel techniquement exploitable, qui ne pourrait se réaliser qu’après une longue concertation avec tous les acteurs», nuance Marc Lafosse.

Une filière d’avenir pour l’Aquitaine. Marc Lafosse précise que «l’industrie aquitaine est dimensionnée pour construire ces hydroliennes, d’un diamètre entre trois et six mètres, notamment grâce à ses chantiers navals et ses entreprises spécialisées dans les matériaux composites.» Energie de la Lune met en avant un marché d’ampleur mondiale mondiale aussi bien pour un usage d’injection au réseau électrique que pour des sites isolés: «Les rivières tropicales sont par exemple très prometteuses, notamment en Guyane française où il y a un besoin d’autosuffisance électrique de très nombreux villages.»

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